« I love Poutine »

« I love Poutine »
Voilà, normalement maintenant j’ai ton attention.
Peut-être même que ces premiers mots t’ont généré une émotion, je t’invite à l’identifier, nous y reviendrons plus tard.

Cette phrase j’ai voulu l’écrire hier, en voyant fleurir tous ces drapeaux ukrainiens sur les réseaux. Je me suis dit qu’en faisant ça, tout le monde allait me tomber dessus et qu’on allait se friter en commentaire et ça me réjouissait d’avance de révéler par cette occasion l’incohérence totale.
Toute la journée j’ai râlé chez moi, à chaque drapeau bleu et jaune, à chaque article de propagande qui vend une vérité toute orientée avec un méchant servi sur un plateau.
J’ai râlé devant le manque flagrant de culture de beaucoup de mes concitoyens, j’ai râlé face à des publications d’amis que je croyais informés et souverains dans leurs pensées.
J’ai râlé devant l’incohérence de certains amis qui se disent antifascistes mais soutiennent un gouvernement néo-nazi. Ce dernier qui rappelons le orchestre une guerre ignoble en Ukraine depuis 8 ans qui a fait au minimum 15000 morts, avec l’appui de l’Europe et un coup d’état américain pour mettre en place un gouvernement néo-nazi.
J’ai râlé face à tous ces messages de paix qui condamnent la guerre comme si elle avait commencé hier ! C’est comme si vous disiez que la guerre a commencé en 1945 au moment du débarquement parce que cela a fait des victimes. Alors qu’en plus à l’époque les américains jouaient là encore les pompiers pyromanes.
J’ai râlé devant ces messages qui se veulent bienveillants et spirituels mais qui n’en n’ont rien à foutre de la guerre au Mali, au Yémen, en Ethiopie, en Libye, en Syrie, en Palestine, au Liban, en Irak…qui pourtant existent bien chaque jour ! Ah mais j’oubliais la différence c’est que quand un Européen ou un américain fait la guerre pour piller un pays, ce n’est pas grave, c’est dans l’ordre des choses. On se fiche pas mal de savoir combien de gamins meurent chaque jour pour que l’on ait notre smartphone, notre pétrole, gaz, nos diamants, notre or, nos médocs, nos fringues…. tant qu’on a notre confort hein ! Mais c’est pas grave, il parait que c’est nous les gentils !
Par contre quand des fascistes nous dressent à penser que c’est très grave de tuer des néo-nazis, là, tout le monde à la larme à l’œil !
Bordel hier j’avais la nausée !

Toute la période actuelle, je l’avais prédit à 7 ans à ma mère et lorsque je lui ai parlé de guerre dans le futur, d’un avenir très sombre quand je serais adulte mais qu’il faudrait rester forts, elle ne m’a pas prise au sérieux.
Je faisais des cauchemars toutes les nuits où j’étais attrapée par des nazis, j’étais certaine que mon ressenti était juste. Elle m’a dit que c’était impossible !
Je ne peux pas la blâmer, elle était assez ignare en géopolitique ou en tout cas ne s’y intéressait pas. Mais surtout c’était une personne qui croyait en l’humain, elle m’avait promis que jamais, jamais les humains ne laisseraient les fascistes revenir. Ma pauvre maman si tu savais comme j’aurais préféré me tromper.

J’ai repensé à mon grand-père et à une discussion que nous avions eu, lui et moi, quand j’avais huit ans dans son potager. Je savais qu’il avait été fait prisonnier par les nazis pendant la guerre même s’il n’en parlait jamais.
Ce jour là, je lui ai dit avec toute mon innocence d’enfant: « Tu sais papy, si les nazis reviennent un jour, je te protégerai, je les empêcherai de t’emmener », il m’a souri le regard brumeux et s’est remis à jardiner en silence.
Si tu savais papy comme je suis attristée de voir que certains de tes descendants collaborent activement en offrant le corps de leurs enfants aux fascistes contre une place de cinoche. Mais tu sais ils ont été plus malins cette fois, ils ont fait passé le totalitarisme pour de la bienveillance sanitaire et les gens qui avaient été conditionnés à l’abrutissement par la télé, n’ont rien vu venir.
Bref vous voyez un peu le tableau de mon énergie d’hier.

A partir du moment où je suis dans cette énergie, qu’est ce que je peux faire ? J’ai deux choix.

Je peux soit écrire une phrase sur mon mur qui va faire réagir, et me mettre en mode combat sur le ring à coup d’arguments historiques et géopolitiques mais qui ne convaincront personne. Chacun étant attaché à avoir raison et les débats sont très souvent stériles.

Ou alors je peux m’éloigner de tout ce qui me met en émotion pour essayer d’éclairer ce qui se passe à l’intérieur de moi.
Là, je peux en partant de mon émotion, la colère, chercher ce qui se joue pour moi derrière cela.
Pourquoi suis-je à ce moment là en colère, quand d’autres sont tristes, ont peur ou se sentent perdus ? La propagande est pourtant la même pour tous, nous recevons tous la même fausse info, mais cela va générer quelque chose de différent en chacun de nous.
En faisant une échelle émotionnelle, je peux facilement remonter à mon enjeu vital, mon identité virtuelle.
Je suis donc partie de la « colère » ressentie face « au manque de culture géopolitique de mes concitoyens. »
Derrière cette colère, j’ai trouvé une grande « panique » intérieure car « on est foutu si même les gens intelligents sont en fait des abrutis ».
Derrière cette panique, j’ai trouvé de la « tristesse » car « je ne peux pas m’en sortir avec les autres. Je suis toute seule. »
Derrière cette tristesse, j’ai trouvé une autre « colère » de l’enfance cette fois, car « moi, je sais mais personne ne me croit. Ma famille ne me croit jamais »
Je suis ensuite arrivée à : « Je ne sers à rien, il ne fallait pas me faire venir dans ce monde à l’envers. Je ne peux pas aider mes proches contre leur volonté ».
Ceci est mon identité virtuelle , c’est-à-dire que mon égo croit que si je ne peux pas sauver mes proches alors je meurs. Cette identité virtuelle est liée à ma petite enfance et mon ambiance familiale et tant que je n’aurais pas dépassé cet égo, la vie me refera vivre cette situation.
C’est d’ailleurs pour cela que je vis le fait d’essayer de sauver mes enfants du fascisme en respectant leur intégrité physique. Je ne le vis que parce que c’est ma croyance existentielle et tant que je n’aurais pas dépassé mon identité virtuelle, je revivrais des situations similaires.

Ma colère d’hier n’avait donc rien à voir avec ce que les autres faisaient , ils n’étaient qu’un révélateur de ce que je dois transcender en moi et qui n’est pas encore réglé.
Aussi ce qui peut me mettre mal c’est de vouloir avoir un pouvoir sur les autres: les réveiller, les informer, les sauver… Mais ce n’est pas ma responsabilité.
Ma responsabilité est de gérer ce qui m’appartient. Lorsque j’émane des émotions de colère et que je les diffuse à qui veut, j’alimente la dualité, le combat, l’égo tout puissant et ses jeux de pouvoir. Mais lorsque je reviens à moi et que je me pose un instant pour mettre de la conscience sur ce que je vis, là, je désamorce la plus grosse bombe et surtout la seule sur laquelle j’ai un pouvoir. Je débranche la lutte, le combat, la résistance.

Et j’accueille. J’accueille déjà qui je suis dans ma parfaite imparfaititude d’être humain qui sait qu’il ne sait rien. Puis quand j’arrive à faire ça, alors je peux accueillir l’autre dans son imparfaititude à lui, avec ses nuances qui sont différentes des miennes et c’est ok. Chacun est là où il en est. Chacun va à son rythme. Chacun ses croyances. J’accepte que beaucoup ne cherchent pas la souveraineté.
J’accepte de ne plus avoir d’attente dans les comportements de l’autre.
J’accepte d’accueillir la Vie telle qu’elle est et surtout je souris de voir comme cette année 2022 est fabuleuse d’enseignements.

Maintenant, si tu as lu jusqu’ici je tiens déjà à te remercier et je t’invite à mettre de la conscience sur ce que tu as ressenti en lisant ce texte.
Quelle émotion ressens-tu là tout de suite ? Tu l’as ?
Alors maintenant tu as le choix.

Tu peux faire jaillir l’émotion en commentaire sous ce post. Où tu peux te poser et faire une échelle émotionnelle pour comprendre pourquoi ces quelques lettres mis bout à bout qui forment des mots et ne reflètent que ma pensée t’ont mis dans cette émotion.
Où est-ce que c’est venu te chercher ? Si tu le souhaites, tu peux même partager tes prises de conscience en commentaire sous ce post. Si tu ne sais pas comment faire une échelle émotionnelle, je te met le lien d’une vidéo qui l’explique très bien : https://youtu.be/w1A0R5W51eY

Bien sûr mes pensées de soutien vont aux victimes innocentes de guerre, mais bien à toutes les victimes de toutes les guerres et non seulement aux dernières victimes à la mode !

Durgâ



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