Femme sauvage ou dépendante affective ?

On nous parle régulièrement de femmes sauvages, surtout dans le new age, qui n’ont besoin de personne et sont libres. Alors oui , la femme sauvage existe bel et bien mais parfois certains comportements de femmes qui se prétendent sauvages, très indépendantes ou féministes engagées sont en fait pathologiques d’une dépendance affective non dépassée.

Je vous parle de ça car moi aussi je suis passée par là, sur une période de deux ans , j’étais la nana la plus indépendante qui soit selon moi ! Je m’occupais seule de mes enfants, je n’avais aucun soutien financier de leur géniteur , je travaillais en tant que salariée et je montais mon entreprise en même temps, en plus j’avais des plans culs sans prise de tête ! Je me sentais comme une vraie warrior ! Et pourtant je vivais ma dépendance affective à fond sans m’en rendre compte.

En effet, ma dernière relation amoureuse s’était terminée de manière assez moche, mon copain m’avait largué par mail dans une lâcheté sans précédent ! Je me souviens encore très bien de la sensation de mon cœur qui se brise en mille morceaux. Cela faisait tellement mal… Une douleur dont on croit au début qu’elle ne guérira jamais.

Le plus simple dans ces cas-là est de verrouiller son cœur et de faire en sorte que plus personne n’y rentre.
C’est comme ça que ma vie de femme libertine et indépendante à débuté. Une partie de moi savait très bien que ce n’était pas ce à quoi j’aspirais. Au fond de moi, l’idée du couple sain et respectueux était toujours là mais cela me semblait trop risqué de tenter quoi que ce soit dans ce sens.
Généralement, c’est là qu’on tombe dans les schémas de répétitions à ne tomber que sur des « connards » parce que c’est plus sûr. Si un gars gentil nous fait de l’œil , on s’auto-convainc qu’on à une préférence pour les bad boys et que de toute façon on va faire souffrir le gentil donc c’est pas la peine.

Quelles conneries on peut se raconter quand même ! En fait le truc c’est que le gentil nous fait flipper parce que si on baisse la garde 5 minutes, on risque de s’attacher et alors là ce serait prendre le risque que la relation s’arrête un jour et que ça nous fasse super mal à notre petit coeur encore meurtri de la dernière fois. C’est la forme « distant saboteur » de la dépendance affective.
Il est beaucoup plus appréciable pour l’égo de se déclarer ; femme indépendante ou sauvage qui n’a besoin de personne et n’a peur de rien. Ouai ça en jette !
Il m’a fallu deux ans pour sortir de cette spirale, pour refaire confiance et enfin tenter la relation au risque de me gauffrer la tronche si ça marche pas. Et vous savez quoi ? ça n’a pas marché et c’est moi qui y ai mis fin au bout de deux ans de relation chaotique. J’aurais clairement dû faire la détox relationnelle avant de le choisir celui-là, cela m’aurait permis de ne pas choisir un indéterminé !
Bref, en tout cas c’est moi qui l’ai quitté et mon coeur était toujours sain et sauf. Surtout c’est grâce à ce risque que j’ai pris que j’ai pu conscientiser ce que je voulais vraiment dans une relation de couple et ce sont toutes ces conscientisations qui m’ont amenées à être prête à rencontrer Laurent. Mon dieu quelle joie de lui avoir ouvert mon coeur en entier, sans aucune retenue et avec une confiance absolue, c’est ce qui donne la profondeur de notre relation aujourd’hui.

J’entends aussi souvent des personnes me dire: oui mais moi je veux d’abord dépasser ma dépendance affective seule avant de me mettre en couple. Il faut traduire: je veux vivre seul(e) , ne compter sur personne et une fois que je saurais que je suis capable d’être seul(e) je pourrais être avec quelqu’un.
Hum, ouai pourquoi pas. Mais je pense qu’on ne parle pas de la même chose. C’est comme si tu me disais : je m’entraîne à nager sur la pelouse à côté de la piscine pendant un temps et après je saute dans l’eau. On est d’accord que tant que tu n’auras pas sauté dans l’eau , tu ne pourras pas savoir nager. La relation c’est la piscine, alors entraîne toi autant que tu veux tout seul hors de l’eau, tu avanceras sur beaucoup de choses mais pas sur la dépendance affective.
Il me semblait important d’aborder le sujet de la dépendance affective sous l’angle du distant saboteur car c’est selon moi la forme la plus répandue.

Je ne compte plus le nombre de personnes qui, parce qu’elles vivent seules et ne sont pas engagées dans une relation claire, s’illusionnent de ne pas souffrir de dépendance affective. Et je les vois compenser cette dépendance avec leurs enfants, leurs animaux ou des plans culs en pensant être indépendantes et libres. Il est grand temps d’ouvrir les yeux.
N’hésite pas à me dire en commentaire si ce texte a résonné en toi .

C’est ce qu’on vous propose de faire les 5 et 6 juillet prochain lors de notre soin collectif sur la dépendance affective:

Mardi 5 juillet 2022 : Soin collectif à distance sur la dépendance affective

Mercredi 6 juillet à 20h30 : Direct avec Durgâ & Laurent Martinez

Soyons clairs : ce soin et ce direct auront peu de chance de t’aider à dépasser une dépendance affective entièrement. Ca n’est pas l’objectif ! L’objectif est de rendre si clair le fondement de ta dépendance affective que tu pourras sérieusement envisager d’agir efficacement pour la transcender.

Tu pourras aussi prendre du recul sur les émotions qu’elle induit afin d’éviter de polluer tes relations. Vivre un affectif immature intérieurement est une chose. Mais les décisions que nous prenons pour nos relations est autre chose. L’un n’a pas à dépendre de l’autre. Nous te montrerons !

Nous observons que, le plus souvent, la dépendance affective n’est surtout pas comprise.

Chacun voit les conséquences, les souffrances, les toxicités mais peu d’entre nous voient la source, la structure de ce phénomène psychologique très fréquent dans notre société et qui abime tant de relations, fondant nos schémas de répétitions parfois ultra toxiques. Par exemple, la dépendance affective est souvent imaginée comme un comportement fusionnel, incapable de vivre seul. Oui, c’est ceci mais pas seulement.

Au contraire, la plupart des dépendants affectifs sont en fait fuyants, ont peur de s’engager et sabotent les relations qui deviennent importantes. La peur d’être rejeté/e, quitté/e, trahi/e, pas autant aimé/e que l’on pense aimer… prend le dessus et empêche tout accomplissement relationnel. Nous regarderons aussi que la dépendance affective ne se cantonne pas aux relations sentimentales.

TARIF : Il est en Conscience, c’est à dire que chacun décide du prix qui lui semble juste pour bénéficier des compétences de 2 thérapeutes. Le prix minimum pour s’inscrire est de 18€

Contacter Laurent pour toute question et pour l’inscription (il est important de fournir un numéro de téléphone car il y a parfois des ratés avec les mails) : http://etre-humain.net/contact/

Alors à très vite !


ps: j’ai conjugué cet article au féminin mais il est évident qu’il en est de même pour les hommes 😉

Durgâ

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